• le protestantisme dans le Tarn et Garonne

  • Dominque BOYER est maître chirurgien à Montauban lorsqu'il épouse Marthe DAGNIAN, fille de David, marchand.

    AD82 en ligne, registre du Consistoire 

    Fabienne détenait un "trésor" dans les registres de Jean Vignarte, notaire à Montauban qu'elle a photographiés et relevés : il s'agit des testaments de Marthe DAGNIAN.

    Le premier est dans le registre 5 E 1644

     

    2 juin 1706, après midi, à Montauban dans la maison de la testatrice

    Marthe DAGNAN, veuve du sieur Dominique BOYER, maître chirurgien du dit Montauban

     

     

    Considérant la fragilité de cette vie et l’incertitude de l’heure de la mort, de son bon gré a fait et ordonné son testament nuncupatif et dernière disposition de ses biens en la forme et manière qui suit

    En premier lieu a prié Dieu, en toute humilité de lui pardonner tous ses pêchers […]  Lorsque son âme sera séparée de son corps qu’il lui plaise la recevoir en son repos éternel […] voulant qu’après son décès son corps soit enseveli et que ses honneurs funèbres soient faites ainsi qu’il sera ordonné par ses héritiers bas nommés […]

     

     

    En 1706, le culte protestantisme est interdit. Mais on peut percevoir  dans les formulations des testaments que la personne pratique toujours la religion réformée : aucune allusion à la vierge Marie et les héritiers n'ont aucune consigne précise.

     

    La testatrice déclare que « le dit feu Boyer, son mari, sortit du royaume pour fait de religion, il y a environ 21 ans, ayant laissé la testatrice chargée de plusieurs enfants et de dettes. Elle a payé pour près de 8000 livres. Elle entend que son hérédité soit confondue avec celle de son mari et n’en compose qu’une.

    Elle croit qu’il reste 7 enfants en vie issus de son mariage avec Dominique Boyer : Prouissette, Jean, Marie, Françoise, Isaac, David et autre Jean.

    Trois sont sortis du royaume : Jean aîné, Prouissette et David « pour fait de religion depuis plusieurs années ayant suivi l’exemple de leur père contre la volonté de la testatrice, sans lui avoir communiqué leur dessein »

    S’ils peuvent regagner le royaume en étant libres de pouvoir recueillir une succession elle donne et lègue à chacun d’eux la somme de 800 livres après leur retour.

    donne à Marie BOYER, sa fille :

      un lit de ceux qui seront dans la maison au jour de son décès, au choix de la dite Marie, auquel lit pour le rendre complet, sera mis le garniment vert qui fut donné à la testatrice lors de son mariage, et si la couette et le coussin qui seront à l’usage du dit lit ne convient pas à sa fille, la testatrice lui donne la liberté de prendre s’il de trouve en nature de coutil neuf que la testatrice a pour faire une couette et un coussin, dans lesquels elle pourra mettre la plume qui se trouve dans la couette et le coussin qu’elle ne voudra pas prendre. Laquelle couette et coussin rejetés la dite Marie Boyer sera tenue de laisser dans les autres meubles de l’hérédité, plus une douzaine de linceuls, savoir six brins et six palmette, et trois douzaines de serviettes à prendre parmi le linge qui appartiendra à la testatrice, plus la moitié des habits, hardes, nippes, chemises et autres linge servant à l’habillement de la testatrice. Dans lequel linge n’est point compris le linge de table ni linceuls, plus la somme de 2000 livres   

     donne à Françoise Boyer, sa fille

     

    un autre lit à prendre de ceux qui se trouveront dans sa maison au jour de son décès, au choix de la dite Françoise, après que la dite Marie, sa sœur a pris, ququel lit pour le rendre complet sera mis le garniment blanc en toile de Paris qui appartient à la testatrice, plus 6 linceuls toile et brin, trois douzaines de serviettes, de celles qui se trouveront dans la maison au jour de son décès, à choisir par la dite Françoise Boyer après que la dite Marie, sa sœur aura pris ceux qui lui ont été ci-dessus légués. Plus l’autre moitié des habits, hardes, linge, nipes et autres choses servant à l’usage et pour l’habillement de la testatrice, qu’elle partagera avec la dite Marie, sa sœur, plus la somme de 1800 livres. »

    A la charge que les dites Marie et Françoise de Boyer, ne pourront rien demander , ni prétendre sur l’hérédité du feu Boyer leur père, attendant que les portions qu’elles pourront avoir demeurent confondus dans les sus dits légats à alles fait et moyennant ce, la testatrice a fait et institue les dites Marie et Françoise de Boyer ses filles ses héritières particulières, leur prohibant de pouvoir autre chose demander sur ses biens et hérédité, ni sur l’hérédité de dit feu Boyer leur père, soit pour droit de légitime supplément de celle-ci, droit héréditaire ou autrement, sous quelque cause et prétexte que ce puisse être, leur imposant silence perpétuel. Et en cas les dites Marie et Françoise Boye ne voudraient se contenter des susdits légats à elles faits, et qu’en cas contraire elles intenteraient quelque action et feraient demande en justice contre les héritiers de la testatrice au sujet le leurs portions de l’hérédité du dit feu Boyer, leur père, ce que la testatrice leur défend par exepres, au cas la dite testatrice révoque et annule tous les légats par elle faits.

     

    Ses héritiers universels et généraux sont Isaac BOYER maître orfèvre et Jean BOYER cadet marchand teinturier, chacun pour la moitié.

       

    La testatrice  exorde tous ses enfants, tant légataires que héritiers à vivre d’une bonne union fraternelle, paix et concorde pour attirer sur eux les bénédictions du ciel et de vouloir manger le revenu de leurs biens tous ensemble, en commun et à même pot et feu jusqu’à ce qu’ils soient séparés par des mariages

     Présents : Bernard MILA, conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial de Montauban, Jean MILA, avocat en parlement, Jean NEGRE, marchand, David AUSTRIN aussi marchand, Michel BLANC, Pierre NEGRE et Antoine DEBIA, praticiens de Montauban

     

       

    Par-dessus les légats qu’elle a ci-dessus faits aux dites Marie et Françoise Boyer, ses filles, elle donne encore, à savoir

    à Marie : 12 chaises et 2 fauteuils en menuiserie garnies de cadis vert pareil au garniment du lit qu’elle lui a légué, plus une grande nappe, une longere fine, plus 6 autres nappes ouvrées de celles sui se trouveront dans la maison le jour de son décès et un coffre bahut sur le couvercle duquel il y a un M et un D

    et à Françoise, aussi une nappe et une longère et 6 autres nappes et le coffre bauhu dont la dite Françoise se sert et où elle tient ses nippes

    Espérons que Marie apprécie le vert...;)  Quant aux initiales M et D, c'est certainement le coffre de sa mère Marthe Dagnian.

     

    Le deuxième testament détenu par Jean Vignarte ( 5 E 1655), est daté du  25 avril 1713, après-midi dans la maison de la testatrice, Marthe DAIGNAN.

    Le contenu du testament est toujours le même.

    Il contient cependant quelques informations complémentaires :

    Jean cadet BOYER et Françoise BOYER, ses enfants sont mariés. Jean avec la demoiselle Anne LAROCHE et Françoise avec Me Pierre SAREMEJANE, notaire royal de Montauban.

    Elle a fait une donation à Jean lors de son contrat de mariage, le 3 octobre 1710 chez Me Saremejane. Et elle a fait une constitution à sa fille Françoise, dans son contrat de mariage retenu par le notaire Jean Vignarte en 1712.

    Les 3 enfants hors du Royaume, s’ils peuvent recevoir la succession en rentrant : 1200 livres pour David et Prouissette, 2000 livres pour Jean (ou à leurs enfants s’ils peuvent rentrer, libres).

    Sinon les sommes reviendront à son héritier universel. Marie recevra ce qui était prévu dans le premier testament.

    La testatrice ajoute 100 livres pour sa petite fille et filleule Marthe BOYER, fille de Jean et Anne LAROCHE, lorsqu’elle viendra à se marier. Si elle décède avant de se marier la somme reviendra à son héritier universel.

    Et l’héritier Universel et Général est Isaac BOYER maître orfèvre, son fils.

    Le testatrice exorde de nouveau ses enfants « de vivre en paix et concorde pour attirer sur eux les bénédictions du Ciel.

    Présents : Benjamin PAGES, bourgeois, Jean GACHES, Jean MAISSE, Pierre OLIER, marchands orfèvres, Guillaume VERDIER mr cottelier, Jean COLOMBIER et Bernard THOMAS cotteliers et Jean Antoine Daniel REGUIBEAU praticien de Montauban

     

    Quelques compléments collectés dans les registres du Consistoire en ligne

     

    Dominique BOYER, maître chirurgien a épouse Marthe DAIGNAN le 11 aout 1662 (AD 82 en ligne vue 125/185 Consistoire Montauban)

    Prouissette nait le 21 juin 1663, son parrain est Raymond BOYER, marchand et sa marraine Prouissette VIALETTES (vue 19/206 Consistoire)

    puis David le 6 août 1664, son parrain est David ARQUIER marchand , marraine Marie Delassus (vue 64/206)

    puis Jean, le 17 février 1666 son parrain : Jean DAIGNAN, marchand, sa marraine Suzanne BOYER (vue 115/206)

    puis Pierre, le 12 janvier 1667, avec pour parrain, Pierre VIGNALS et marraine Bernardine BARDON (vue 151/206)

    puis Marie, le 8 décembre 1668, son parrain est Pierre GUIMONET marchand tanneur et la marraine, Marie Barbe femme de Raymond Boyer marchand de Nay en Béarn (vue 101/119)

    Françoise BOYER est décédée le 25 avril 1717 à 40 ans (AD82 en ligne église St Jacques vue 29/70

     

    Je ne connais pas les parents de Dominique BOYER. Je ne sais pas s'l est originiare de Montauban.

    Par contre, je connais les parents de Marthe DAGNIAN, par le contrat de mariage de Jean DAGNIAN avec Bernardine BARDON (Joseph Ynard 5 E 1791), par les présents lors du contrat:

     

     Jacques Bardon, ministre, Pierre Garrisson, lieutenant, Joseph Bardon, avocat, oncles de la future épouse
    Pierre Serres, Pierre Guimonet, marchand, Dominique Boyer maître chirurgien, beaux frères du futur époux, Elie Valette, marchand son oncle, Thobie Seignoret , marchand, son oncle,

       

     

     

    Pierre Serres, Pierre Guimonet, marchand, Dominique Boyer maître chirurgien, beaux frères du futur époux

    Jean est donc le frère de Marthe DAGNIAN. Ses parents sont : David, marchand et Prouissette VIALETTES (la marraine de Prouissette BOYER)

    sa soeur Catherine a épousé Pierre GUIMONET avant 1657, puisqu'il y a la naissance d'un enfant de ce couple en 1657 (vue 135/234 consistoire )

    sa soeur Anne a épousé Pierre SERRES marchand teinturier (CM  23 janvier 1655 Jean Brandalac 5 E 248), 3 de leurs enfants ont aussi quitté le pays http://gendep82.eklablog.com/les-protestants-condamnes-aux-galeres-a159668508

     

     

    Pour la suite des enfants fugitifs de Dominique BOYER , c'est Henry de France dans "les montalbanais du Refuge" qui donne quelques pistes.

     J'avais relevé en avril 2019 http://gendep82.eklablog.com/que-sont-ils-devenus-a161907634 à partir de ce que j'avais trouvé sur le site http://www.refuge-huguenot.fr/accueil.php

    En 1685, Dominique Boyer était à Genève, malade, et il demandait une assistance...

    Chaque fois, j'essaie d'imaginer ce qu'ont pu vivre tous ces réfugiés pour cause de religion : ceux qui ont connu les galères, ceux qui étaient d'origine favorisée et surtout les autres qui ont fui et dont on trouve peu de traces.

    Henry de France (sur lequel je prépare aussi un article) avait des moyens que nous n'avons pas. Il a semé des "petits cailloux". Avec nos relevés, avec tout ce que nous pouvons trouver sur Internet, comme autre "petits cailloux", nous pouvons ajouter d'autres "cailloux". Bref, c'est une histoire de "Petit Poucet"...

    Les commentaires ou les messages que je reçois, suite à certains articles me prouvent que le travail besogneux que nous faisons peut servir. 

     

    à suivre un de ces jours avec la famille DELPRAT où nous croisons une famille de Montauban avec une de Villemur (BOULOUS)

     

    Martine

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  •  J'essaie de remettre un peu d'ordre dans les articles sur cette famille.

     Pour le moment, je ne remonte pas plus haut que Joseph BAILLE, marchand, natif de Montauban.

    J'ai dernièrement trouvé son testament dans un registre d'Antoine Feutrié notaire à Montauban. Jean-Charles en a fait une transcription ici  et il tient à jour un petit tableau ici

     

    N° desc. Nom Prénoms N/B-Date N/B-Lieu  Conjoint-Nom-Prénoms Union-Date-Lieu D/I-Date D/I-Lieu Nb enfants
    Génération  : 1
      BAILLE Joseph N :  Montauban - SEGUY Bonne
    - CAVALIER Marguerite
    M : 20/3/1596 Montauban D : 30/7/1604 Montauban 6
    Génération  : 2
    1a BAYLE Isaac B : 31/8/1577 Montauban BARDON Isabeau M : 13/5/1607 Montauban D : < 1638   9
    2a BAILLE Jean B : 31/12/1590 Montauban     D : < 1604   0
    3b BAYLE David N : 3/10/1598 Montauban     D : 20/7/1674 Montauban 0
    4a BAILLE Jacob N :  ? - DUYARD Anne
    - BOUSQUET Marie
    - CM : 13/2/1606 Montauban
    - CM : 30/12/1622 Montauban
    D :    0
    5a BAYLE Suzanne N :  ? de GUY David   D : 6/9/1629 Montauban 9
    6a BAILLE Marie     YNARD Jean       6
    Génération  : 3
    1a.1 BAILLE Jacob N : 6/1/1608 Montauban SOLINHAC Marie M : 17/3/1634 Montauban D : 6/1651 Montauban 2
    1a.2 BAYLE Suzanne N : 6/9/1610 Montauban         0
    1a.3 BAYLE Marguerite N : 19/3/1611 Montauban         0
    1a.4 BAYLE David N : 18/9/1613 Montauban         0
    1a.5 BAYLE Anne N : 25/3/1616 Montauban BRANDOUY Pierre CM : 20/11/1638 Montauban     1
    1a.6 BAYLE Isaac N : 5/8/1617 Montauban         0
    1a.7 BAYLE Marie N : 19/5/1619 Montauban         0
    1a.8 BAYLE Guillaume N : 2/9/1620 Montauban         0
    1a.9 BAYLE Jean N :  ? BRUGUIERES Jeanne M : 24/6/1643 Montauban     3
    5a.1 de GUY Jean N : 6/4/1602 Montauban         0
    5a.2 de GUY Phelippe N : 10/3/1604 Montauban         0
    5a.3 de GUY Pierre N : 18/7/1605 Montauban         0
    5a.4 de GUY David N : 19/6/1608 Montauban     D : 10/9/1629 Montauban 0
    5a.5 de GUY Isaac N : 23/8/1611 Montauban         0
    5a.6 de GUY Joseph N : 18/7/1614 Montauban         0
    5a.7 de GUY Marie N : 6/6/1616 Montauban OLLIVIER OU DOLIVIER Galhard CM : 18/9/1638 Montauban     5
    5a.8 de GUY Samuel N : 15/8/1617 Montauban         0
    5a.9 de GUY Jean N : 25/11/1618 Montauban         0
    6a.1 YNARD Suzanne N : 26/11/1608 Montauban         0
    6a.2 YNARD Jean N : 30/10/1612 Montauban         0
    6a.3 YNARD Isaac N : 31/12/1614 Montauban         0
    6a.4 YNARD David N : 23/3/1616 Montauban         0
    6a.5 YNARD Pierre N : 22/1/1621 Montauban         0
    6a.6 YNARD Joseph N : 14/12/1622 Montauban LEGRAND Marie       4
    Génération  : 4
    1a.1.1 BAILLE Isabeau N : 2/3/1636 Montauban - YNARD Robert
    - PEYRUSSE Jean
    - CM : 26/9/1655 Montauban
    - M : 19/7/1665 Corbarieu
        1
    1a.1.2 BAILE Jeanne N :  ? REGIS Antoine M : 25/3/1665 Montauban     1
    1a.5.1 BRANDOUY Anne     BERGON Pierre M : 7/6/1665 Villemade     0
    1a.9.1 BAYLE  Jacob     BRASSARD Marie M : 27/11/1682 Montauban     1
    1a.9.2 BAYLE  Pierre             0
    1a.9.3 BAYLE  Joseph             0
    5a.7.1 OLLIVIER OU DOLIVIER Anne N :  ? HUCAFOL Pierre CM : 23/6/1671 Montauban     0
    5a.7.2 OLLIVIER OU DOLIVIER Olivier N :  ?         0
    5a.7.3 OLLIVIER OU DOLIVIER Samuel N :  ?         0
    5a.7.4 OLLIVIER OU DOLIVIER Antoinette N :  ?         0
    5a.7.5 OLLIVIER OU DOLIVIER Anne N :  ?         0
    6a.6.1 YNARD Pierre N : 2/2/1651 Montauban         0
    6a.6.2 YNARD Marguerite     CANAZILHES Isaac CM : 27/11/1671 Montauban     1
    6a.6.3 YNARD André N :  Montauban     D : 28/5/1665 Montauban 0
    6a.6.4 YNARD Marie     VERNHES David M : 8/2/1682 Montauban     2
    Génération  : 5
    1a.1.1.1a YNARD Joseph N : 6/6/1658 Montauban         0
    1a.1.2.1 REGIS Jeanne N :  ?         0
    1a.9.1.1 BAYLE Pauline         D : 9/1706 Montauban 0
    6a.6.2.1 CANAZILHES Marie N : 27/1/1675 Montauban         0
    6a.6.4.1 VERNHES Joseph N : 20/12/1682 Montauban         0
    6a.6.4.2 VERNHES Pierre N : 4/6/1685 Montauban         0

     

    d'autres transcriptions de Jean-Charles, en liens 

    1622 Contrat de mariage Joseph Baille Marie Bousquet

    1624 1625 Testament Jacob Baille (Montauban)

     1630 Contrat de mariage Ysaac Hucgla Marye Bousquet veuve Jacob Baille (Montauban)

     1638 Delaissement Anne Bayle Jacob Bayle soeur et frere Anthoine Hugla (Montauban)

    1644 Transaction Barrau Baille Bayle Ynard (Montauban)

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  • Il y a quelques temps, je découvrais un libraire imprimeur de Montauban en 1607: Didier Braconnier venant de Langres http://gendep82.eklablog.com/de-langres-a-montauban-a183258952

    En remontant le temps dans les registres du Consistoire en ligne

    AD82 en ligne vue 116/146 registre du Consistoire

    Nous sommes le 18 novembre 1605.

    Denis Haultin est présent en Montauban en 1598, puisqu'il imprime un libre de Michel Bérauld.

     

    En cliquant sur l'image du livre, vous pourrez voir une numérisation de :

    et surtout admirer la qualité des caractères utilisés ainsi que quelques gravures sur bois qui ont servies pour l'illustrer.

     

    Haultin, n'est pas un patronyme du Quercy.

    Divers documents laissent supposer qu'il pourrait venir de La Rochelle. 

     

    Le document le plus complet que j'ai trouvé sur cet imprimeur est un article d'Emerand Forestié neveu d'Antoine  (une grande famille d'imprimeurs de Montauban) dans un recueil de l'Académie de Montauban:

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698145b/f133.image.r=denis%20haultin?rk=64378;0

     

          

    En 1610, Denis  Haultin est toujours à Montauban.

     E. Forestié  a transcrit les documents qui attesterait le décès de Denis Haultin en 1616.

    Et voici ce qu'écrit E. Forestier en 1890 :

                          E. Forestier

     

     

    E.. Forestier conclu son article en révélant que son imprimerie possède "des bois divers portant la marque Denis Haultin". Peut-être qu'un jour, je pourrai les voir...

    Vous avez certainement dans votre traitement de texte la police Garamond, mais je n'ai pas trouvé une police Haultin...

    Pierre COUDERC, son beau frère, lui succèdera à partir de 1620.  Un article suivra certainement un jour sur cet imprimeur... 

     

     

    C'est en essayant de remonter encore un peu le temps, dans les registres  du Consistoire en ligne:

     

    C'est de nouveau E. Forestié qui a écrit ce document sur celui qui est considéré comme le premier imprimeur "industriel" installé à Montauban, par Henry IV vers 1578:

    Louis RABIER

    L'imprimeur est alors logé, installé aux frais de la ville: logement, local, et "salaire". 

    L'imprimerie est alors installée dans une dépendance de l'hôpital Saint Jacques.

     

    Henry IV demanda par la suite à Louis Rabier d'installer une de ses presses dans le Béarn.

    A Montauban, il eut à souffrir d'un procès autour de la publication d'un livre "censuré" par les autorités protestantes. (je vous laisse découvrir cette histoire dans le document d'Emerand Forestié).

     

     

    En 1583, Louis Rabier n'est plus à Montauban puisque l'ouvrage ci-dessus a été publié à Orthez.

     

    En faisant mes relevés, j'ai trouvé d'autres imprimeurs durant cette période:

    Poncet PERIOT (né le 2 février 1636 à Montauban) dont le testament est dans les registres de Jacob Dumons 5 E 647

    Samuel DUBOIS qui se marie en 1660 à Montauban

    Jacques DEICHE

    sans oublier 

    la famille BRACONNIER

    et comme libraire:

    Théophile BABAULD, dont voici la signature en 1606  

    Peut-être d'autres articles en perspective....

    Je me demandais aussi s'il ne fallait pas faire un lien avec les orfèvres et maître-orfèvres que je trouve assez souvent dans les registres de cette période: les Bermond, Poncet, Barlié, Lacaux... qui auraient pu ciseler des caractères d'imprimerie.

     

    Et tout en essayant de composer cet article, en lisant tous les documents mis en lien, je pensais à ces imprimeurs qui ne semblaient pas vraiment libres de publier ce qu'ils voulaient. Certes, ils étaient logés gratuitement et avaient bien d'autres avantages, mais il y avait la contre-partie d'une éventuelle censure. Combien de tirages ont du être brûlés? Combien de jugements pour des livres non conformes à la religion ou non favorables au roi? 

     

    Martine

     

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  •  Il y a quelques jours j'avais proposé une petite devinette 

    http://gendep82.eklablog.com/devinette-2-a182584868

    qui concernait Jacques Bardon. Jacques Bardon est décédé à Tonneins à son retour d'un voyage de Bordeaux et il n'y a pas de testament.

    Jacques Bardon est né le 18 décembre 1631 (registres du consistoire vue 5/48). C'est son oncle Jacques Bardon, pasteur qui est son parrain. Il décède à 27 ans.

     

    A partir de son contrat de mariage avec Thomaze Solinhac, il est possible de reconstituer une partie de sa généalogie.

     Ce jour du 4 août 1659

      damoyselle de solinhac
    procedant en qualitte de mere pitoiable
    de sond(it) filz et postume ou postumes
    qu( )elle porte en son vantre
     
     transcription Jean Charles

     

     

    Le demoiselle de Solinhac veuve fait crier et publier le son de trompette précédant, aux quatre coings et carrefour de la Place publique et autres endroits du dit Montauban par Jacques Escudié sergent trompette, qui auroit intherest à la dite hérédité et voudroit voir procéder à l’inventaire des biens  

     

     

    il y a du monde pour l'inventaire des biens de Jacques Bardon : 

    Jacqueline Bardon, soeur consanguine du défunt, le sieur Antoine Delrieu, son beau frère, Marie Péane, pour ses filles soeurs consanguines du défunt

     

     

    Si vous regardez le tableau des Bardon que constitue Jean Charles à partir de nos données, vous comprendrez un peu mieux l'histoire de Jacques Bardon.

    Son père a eu trois épouses: Anne Bousquet (la mère de Jacques), Jacqueline Charles et Marie Péane.

    Jacques Bardon est le fils aîné et je pense que nous le retrouvons dans ce contrat transcris par Jean Charles:http://zerbania.chez.com/act_vrac_vr/Down_82/1650_Trans_ConstansAaron_BardonJq_Mtban_DG.pdf 

    Le livret contenant l'inventaire qui commence le 4 août 1659, finira le 12 décembre 1662 avec une vérification de l'inventaire des meubles (un cahier de 55 PN double page) Joseph Ynard 5 E 1786

    Le premier jour, notaire et témoins se rendent 

    dans la maison

    de( )l( )hereditte dud(it) feu s(ieu)r bardon /et/ ou il
    faisoit sa dem(e)ure assise soubz les
    couvertes neufves de la place publicque
    dud(it) montauban joignant les maisons

    des Pierre Lavernhe et Abram Duborn

    bourgeois et marchands de Montauban

     

     

    gravure Renaud de Vezins

    histoire de la Place Nationale 

    et 

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65324786/f49.item

     

    Dans la première salle haute regardant sur la place publique

    -une table ronde bois noyer presque neuve

    -douze chaises garnies de cadis feuille morte et de franges de soie presque neuves

    -deux autres chaises avec bras même façon que les autres

    -six pliants garnis comme les chaises

    -deux escabeaux bois noyer

    -un lit garni de chalet bois noyer

    -un matelas de paille

    -une couette et coussin remplis de plume

    -un matelas et une courte pointe remplies de laine

    -deux linceuls toilé d’étoupe

    -et autour du lit il y a deux linceuls de brin

    -un miroir garni de bois noir

    Dans une autre chambre attenant

    -une table double bois noyer à demi usée avec un banc de même bois

    -un escabeau bois noyé vieux

    -une malle couverte de peau de veau avec serrure et clef

    -une douzaine serviettes fines vieilles et usées et quelque peu de linge et mouchoirs servants pour les petits enfants

    Dans une autre petite chambre au derrière

    -une grande maie à pétrir le pain avec son siège en bois

    -un tamis

    -une barutte bois sapin

    -neuf paillasses

    -un grand sac de farine (une raze et demi)

    -dix neuf sacs toile tenant quatre razes chacun

    -deux nappes vieilles et grossières

     

    Dans une autre salle servant de grenier

    -un ? de terre dans lequel il y a huit livres d’huile de noix

    -un ? graisse de pourceau pesant six livres

     

    Dans une autre chambre qui est au derrière de la précédente

    -un escudelier de bois ayant au-dessus et au-dedans :

    -neufs grands plats étain marqués de la marque du défunt

    -six autres plats étain moyen aussi avec la marque du défunt

    -deux douzaines d’assiettes étain

    -une aiguière étain

    -des peintes étain

    -deux chandeliers étain

    -deux petits chandelier laiton

    -deux chandeliers étain en forme de ?

    -quatre crusels  six caleilh

    -un chauffe-lit de cuivre avec sa queue de fer

    -une tourtière de cuivre

    -un petit chaudron de cuivre tenant deux cruches d’eau

    -deux bassines de cuivre, moyenne et autre petite

    -deux cassolles de laiton avec leur queue, une grande et l’autre moyenne

    -une poêle à frire

    -trois broches de fer mais une défectueuse

    -une lèche frite

    -une grille

    -une vieille casse de cuivre

    -trois couvertoires de laiton

    -deux paires de bottes à l’usage du défunt, une presque neuve, l’autre usée, une paire d’éperons

    Une autre pièce sur la basse cour de la maison

    -une petite table carrée bois noyé sur laquelle a été trouvé une toile de cadis vert avec petite frange de soie

    -six chaises garnies de paille

    -une paire de landier de feu

    -une carmalier et une carmallière de feu

    -une petite pelle de feu

    -une paire de petit soufflet garni de cuir rouge

    -une salinière bois noyé

    -un chalet bois noyé

    -un matelas rempli de paille

    -une couette et un coussin remplis de plume

    -un matelas et une courte pointe remplis de laine et le tout presque neuf

    -deux linceuls toile de brin presque neufs

    -une couverte de laine verte presque neuve

    -deux autres linceuils toile de brin autour du chalet et une nappe sur une longere au chevet servant de garniture.

    -autre chalet bois noyé avec son fond

    -un matelas garni de paille

    -une couette un coussin remplis de plume

    -un linceul toile d’étoupe presque neuf

    -un autre linceul un tour de chalet toile de brin presque neuf une nappe

    -suivent des coffres bois noyer remplis de garnitures de lit avec des couleurs « feuille morte » et des franges de soie verte, des nappes, des serviettes d’étoupe, des linceuls

       

     

     

     

     

     

    Dans une limande bois noyer fermant avec quatre portes serrure et clefs dans laquelle a été trouvé

    -un habit à l’usage du défunt de drap de Hollande noir à demi usé, un complet de pourpoint, hauts de chausses et manteau avec des boutons de poil

    -autre habit de drap gris à demi usé complet hauts de chausses et pourpoint

    -autre habit de drap gris tourné complet de pourpoint et hauts de chausses

    -une paire de hauts de chausses à l’usage du défunt étamine grise à demi usé

    -trois paires de bas de drap gris à demi usés

    -une paire de grands caleçons marinière de cordelat façon d’Espagne blanc vieux

    -un manchon poil de loup avec un ruban noir

    -deux paires de bas de futaine blancs et plusieurs autres bas dont une de soie noir

    -quatre paires de chaussons de pieds

    -des coiffes, des entre coiffes de toile

    -six chemises toile fine de marchand

    -huit autres chemises toile de brin

    -six paires de caleçon de toile

    -deux autres paires de futaine

    -un bonnet de nuit de velours vert garni de dentelle d’argent presque neuf

    Dans une armoire haute de la dite limande certains papiers qui ont été laissés à inventorier, la clef a été laissée à la veuve

     

    Le lendemain, tous les témoins se sont rendus dans un bâtiment du jardin que le feu sieur Bardon a assis proche le moulin de labadie, et le faubourg de Sapiac où ils retrouvent Hellene Palisse veuve de François Rey, jardinier. Le terrain était affermé à demi-fruit pour 42 livres par an. François Rey étant décédé depuis quelques mois, Hellene Palisse "entend le continuer du mieux qu'il lui sera possible"

    J'abrège l'inventaire de cet endroit en ne relevant qu' "une truie et neuf petits cochons de quinze jours, un pourceau de l’âge de 7 à 8 mois"  Et avant de quitter les lieux:

    un dernier coup d'oeil vers le pigeonnier qui semble bien garni de pigeons. Mais on ne dit pas si quelqu'un est monté à l'échelle pour les compter...

    Puis, retour sous les couvertes pour procéder "à la description des papiers laissés à inventorier"... et il y en a beaucoup des papiers... (fo17 à 27)

    Le 13 août départ à six heures pour se rendre à Saint Etienne de Tulmont  pour l'inventaire des métairies

     

     une transcription de Jean Charles plus complète   ici 

     Arrivés à la métairie de Tauge à 8 heures du matin...

    Et un nouvel inventaire est pris en note:

    fo27-30, tout le mobilier, linceuls, nappes...

    fo 30-33, tous les animaux, grains...

       

     Et nouveau déplacement vers les petites métairies des Barrairous ( Ramond Miquel dit Cambolisogue, métayer) et de Lausolle (Jean Rouzet métayer)  fo 30-37

    Le 18 août, retour à l'inventaire des papiers de la limande fo 37-46.

    Et du 6 au 12 décembre 1662, il y a toujours des écrits dans ce cahier d'inventaire.

     

    Entre temps...

    AD82 en ligne registre du Consistoire

    Le 7 novembre 1659 est né le petit Jean Bardon, qui a pour parrain: Jean Solinhac, bourgeois et pour marraine, Jeanne Bardon épouse du sieur Delrieu.

    Je n'ai encore rien trouvé sur le fils aîné Jacques.  

     

    Jean Bardon a signé un contrat de mariage chez  Jacques Rigaud (5 E 1321) le 22 mars 1681 avec Marie Bardon.

    Ils ont le même grand-père, Guillaume qui a eu des enfants de trois unions.

     

    Et pour la suite, c'est Claudie qui pourra nous la faire partager... 

    Martine

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