• le Tarn et Garonne

  • Tout en triant des vieux papiers pour alléger mon déménagement, j'ai enfin retrouvé les petites légendes que mes élèves de CM1 CM2 à Touffailles (en RPI avec Miramont de Quercy), avaient composées.

    Certaines sont largement inspirées d'une conteuse, Inès Durand, de Lacour de Visaque nous recevions dans les écoles. Elle partait d'une particularité d'un lieu et imaginait une histoire pour l'expliquer.

       

    J'ai scanné les originaux de la maquette du petit livret. 

    A cette époque, en 1992, nous avions un PC de réforme et l'imprimante matricielle du plan IPT (Informatique Pour Tous) de 1986. Pour le texte un logiciel Print Shop et un traitement de texte très basique, le tout sous DOS (pas de Windows)

       

    Les accents ont été retouchés à la main et je pense que quelques erreurs d'othographe ont du échapper à la relecture... Soyez indulgents

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     

     

     

    Pour plus de renseignements sur cette charmante petite église perdue en pleine campagne  https://catholique-montauban.cef.fr/rubriques/gauche/arts-et-culture/sanctuaire-mariaux/notre-dame-de-bellecassagne-a-miramont-de-quercy

     

     

     

    Inès Durand se plaisait à ajouter à cette histoire qu'elle avait connu dans sa jeunesse ces processions...

     

     
       

    Et voilà... j'ai sauvé quelques unes de ces petites histoires.

     

    Martine et ses anciens élèves

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Lors d'un précédent article j'avais évoqué cette journée du 10 mai 1790 à Montauban.

    Ce jour-là 5 membres de la Garde Nationale (défendant la Révolution Française) ont été mortellement blessés.

     

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k132273m/f5.item.r=troubles%20de%20montauban%201790.zoom

    Georges-François Duchemin,  avocat,  est lieutenant de dragons de la garde nationale montalbanaise. Il s'est marié à l'église Saint Jacques en 1781 avec une fille de marchand (vue 18/164). Au moins un fils naîtra de cette union en 1783 (vue 153/163 St Jacques) . Le décès de Georges-François Duchemin n'est enregistré dans les registre paroissiaux de l'église Saint Jacques qu'en 1791. Suite à un jugement son corps sera exhumé  et inhumé dans la cimetière  le 11 avril 1791 (vue 14/64)

     

    Louis Antoine Garrisson, négociant, est fils de Jean Pierre et de Jeanne Marie Lacoste        ( décès vue 80 AD82 3E121-12GG89) merci à Olivier de m'avoir communiqué le registre pour le décès.

    Robert Garrisson et Janine Garrisson, tous les deux historiens du protestantisme, descendent de ce couple

     

     

     Jean Pierre Rouffio-Crampes, négociant est capitaine, commandant la compagnie de dragons

    (décès Montauban \ nmd (declarations) (ac) \ 1790-1790 / 3 e 121-12gg89 vue 80/167), fils de Pierre et Marie Plasse a épousé en 1780 Marie Mariette. En 1788, ils sont parents de 4 enfants vivants (Montauban \ nmd (declarations) (ac) \ 1753-1788 / 3 e 121-12gg81 vue 75/146)

    Pierre Mariette Varennes  (décès: Montauban \ nmd (declarations) (ac) \ 1790-1790 / 3 e 121-12gg89  vue 80/167)
    est fils d'Isaac, fabriquant de bas de soie, et de Marie Delon. Ce couple a eu 13 enfants. En 1788, 6 filles étaient vivantes et Pierre était le seul fils. ( Montauban \ bms \ 1751-1788 / 6 e 121-97(8) vue 5/16)

     

    Jean Delon, bourgeois est décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures  (Montauban \ nmd (declarations) (ac) \ 1790-1790 / 3 e 121-12gg89  vue 82/167). Il est fils de Jean, négociant et de Claire Rauly. Je n'ai trouvé que des éléments concernants ses frère et soeur.

     

    En m'amusant avec "recherche d'un ancêtre commun",  j'ai trouvé une parenté entre les 3 dernières victimes. Jean Delon, Pierre Mariette-Varennes et l'épouse de Jean Benjamin Rouffio Crampes  descendent  du couple Jeanne Ordisse (ou Ordize)    et David Mariette,  maître tondeur de draps  ou marchand. Leur contrat de mariage est chez Jacques Rigaud en 1677 (5E 1314) à Montauban.

     

     


    Et tout en continuant à chercher d'autres parentés... Une requête de recherche de parenté et voici ce que j'ai obtenu:

     

     

     Jean Malfre, praticien de Corbarieu,  est ancêtre commun à Pierre Mariette-Varennes, Jean Delon, et bibi... (je pense que c'est pareil pour Fabienne)      

     

         

    C'est l'extrait de son codicille, en 1628 (Gabriel Lauriac , 5 E 9469 fo 259 ) qui m'a mis sur la voie avec sa fille de la dite feu Angelbert (Marthe), épouse de Pierre Vidal.

    J'ai aussi trouvé quelques baptèmes des enfants de Pierre et Marthe Algelbert dans les registres du Consistoire à Montauban

     

     

    et cet autre extrait, avec ses filles à marier Marie et Antoinette.

     

     

    Yahoo!

    3 commentaires
  • En revisitant les registres du notaire Gabriel Lauriac, à Reyniès, j'ai remarqué ce contrat qui permet de découvrir une partie de l'histoire du château de Reyniès: (Jean-Charles en a fait la transcription)

     

     

    LAURIAC (Gabriel) notaire de Reyniés, minutes 1625-1629, f° 174, Archives départementales de Tarn-et-Garonne, cote 5 E 9469, PH/MCAS/000183.

     

    174

     

    ]i14[

     

    Arantement faict par dame

    jeane de( )la( )tour a( )m(aîtr)e anthoine

    grelleau not(aire)

     

    L an mil six cens vingt sept et le /vingt/ huictiesme

    jour du moys de aoust dans le ch(at)eau de

    reynies dioseze de mo(n)tauban sen(echau)cee de th(ou)l(ous)e avant

    midy regnant louys tres chrestien prince

    par la grace de dieu roy de france et

    de navarre pardevant moy not(aire) r(o)yal

    soubz(sig)ne et tesmoingz bas nommes estably

    personnellement dame jeane de( )la tour

    dame de reynies et mollis expouze a

    m(essi)re jean de ferrieres de sauvebeuf seigneur

    et baron de reynies mollis pombreton

    et au(tr)es places d icelluy duement authorize

    par procura(ti)on retenue par tournon not(air)e

    de campsas laquelle nobnostant la

    procura(ti)on par elle sy devant faicte a m(aîtr)e

    anthoine grelleau not(aire) de lever et

    recepvoir tous les grains et revenus a

    elle appertenantz et fayre les au(tr)es chozes

    exprimees dans icelle aiant besoingz par

    ce qu( )elle a entreprins ung long voyage

    et de fayre sa demeure pour certain temps

    aud(it) pombreton en engoumoys de son poeur (lire : pouvoir) gred

    franche et amiable volonte presantement

    a arante et afferme et par vertu de ce

     

    .....................................................................................

     

    contrat arante et afferme aud(it) m(aîtr)e anth[oine]

    grelleau not(aire) r(o)yal de corbarrieu p(rese)nt

    aceptant sa mai(s)on et ch(at)eau de reynies

    les clos jardin verger et au(tr)es depandan[ces]

    d icelluy ensamble tous les fruictz et

    revenus quy proviendront de tous et ch[acuns]

    ses biens assis tant dans led(it) lieu de

    reynies mollis villebrumier corbarrieu

    baronnye de fronton bonrepaux s(ain)t naup[ha]ry

    que ailheurs en quel lieu que puiss[en]t

    estre scitues estans des depandances

    dud(it) reynies et mollis de( )quelle nat[ur]e

    que puissent estre sans aulcugne r[eservation]

    com(m)e aussy les renctes areyraiges d ic]elles[

    droict de lo(d)s et vantes acaptes et rie

    acaptes et au(tr)es droictz et devoirs seign[euria]ulz

    et telz que luy seront deubz et icelle [...]

    acostumee de lever ausd(ites) places de

    reynies et mollis et ce pour les deux

    recoltes quy se feront les deux annees pr[ochaines]

    que l( )on comptera mil six cens vingt hu[ic]t

    et mil six cens vingt neuf lesd(ites) deux

    recoltes entierement complectes et recolte[e]s

    moyenant le prix et somme de quinze

    cens ]livres[ quarante livres t(ournoi)z po(ur) cha[cun]e

    desd(ites) annees payable savoir a( )lad(ite) dame

    ou aulx siens six cens livres au premier

     

    ...........................................................................................

     

    175

     

    ]i15[

     

    2

     

    de may prochien neuf cens quarante

    livres au premier jour du moys de janvier

    de lad(ite) annee mil six cens vingt neuf

    lesquelles neuf cens quarante livres led(it)

    grelleau sera tenu payer aud(it) terme a( )m(onsieu)r

    de faure con(seill)er du roy en la cour de parlem(en)t

    et chambre de l( )edit a( )bes(s)ieres a( )l( )aquit et

    descharge de lad(ite) dame com(m)e luy estant

    devitaresse de pareilhe som(m)e a cauze de

    la( )ferme qu( )elle tient de( )luy de( )la( )place

    de mollis et les quinze cens quarante

    livres restantes led(it) grelleau sera tenu

    payer aulx mesmes termes du premier de

    may de l( )annee mil six cens vingt neuf

    six cens livres et les neuf cens quarante

    livres restans au premier de janvier de

    l( )annee mil six cens trente aud(it) s(ieu)r de( )faure

    envers lequel led(it) grelleau sera teneu

    tenir quitte ladicte dame tant du prin(cip)al

    que despans dommaiges et interestz qu( )elle

    pourroit souffrir moyenant ce lad(ite) dame

    s oblige de fayre cesser tous troubles

    audict grelleau et le fayre jouyr dud(it)

    afferme luy demeurer a tous cas fortuitz

    de guerre et grelle et innonda(ti)on d( )eaux

     

    .........................................................................

     

    sans que led(it) grelleau soit tenu luy en f(air)e

    au(tr)e desnonce ains luy passera lad(ite)

    dame ce q( )quoy seront extimes les cas

    fortuitz de grelle et innonda(ti)on d( )eaux

    par les consulz desd(its) lieux de reynies et

    mollis que lesd(ites) parties acordent des

    a( )p(rese)nt pour leurs expertz et pour fcilliter

    la recolte et jouyssance desd(its) biens et au(tr)es

    droictz affermes lad(ite) dame declayre avoir

    baille com(m)e des a( )presant elle bailhe

    aud(it) grelleau sa mai(s)on et ch(at)eau de reynies

    avec tous les meubles quy sont dans icelle

    telz quy sont exprimes dans l( )inventayre

    qu( )en a( )este faict par bourilhon not(air)e po(ur)

    en jouyr de tout des le jour p(rese)nt jusques

    a( )la( )fin dud(it) afferme ainsin conveneu et

    accorde entre parties neantmoingz lad(ite)

    dame luy faict vante purement et simple

    de tous et ch(ac)ungz les grains vins et fruictz

    de quelle nature que puissent estre

    estans a p(rese)nt dans les solz et hayres de

    toutes ses metaryes vingnes et preds

    depandantz tant dud(it) reynies que molis

    metteryes appellees de ferreol des

    cavalier de jacob del griffolet de

     

    ...............................................................

     

    176

     

    3 ]i16[

     

    pechses et le grand camp de montamat

    que aussy de tous ceulx qu( )elle a( )prins et

    perceus et qu( )elle a( )dans son grenier la

    clef duquel elle a deslivre aud(it) grelleau

    dont s en comptante lesquelz grains sont

    en fort petit nombre a cauze de la

    gresle quy est tumbee en ses cartiers

    sur le commansement de la recolte

    derniere quy emporta la plus grand

    partie d iceulx et presque toute la

    vandange lad(ite) vante lad(ite) dame

    a( )faicte aud(it) grelleau desd(its) fruictz et

    grains qu( )il declayre tenir pour receus

    moyenant la som(m)e de troys cens livres

    t(ournoi)z et par mesmes moyen luy faict vante

    de sept payres de boeufz et troys payres de

    vaches ensamble un cheval et une jumant

    quy sont dans les metaryes depandantz

    dud(it) afferme et au pouvoir de ses metayers

    savoir entre les mains de berthomieu

    laferriere ung payre de boeufz avalues

    entre parties a la som(m)e de cent cinq

    livres t(ournoi)z au(tr)e payre de boeufz au pouvoir

    de vidal cogoreus avalues a nonante

    neuf livres dix solz t(ournoi)z deux payres de

    boeufz au pouvoir de henry rouby avalues

     

    .............................................................................

     

    a deux cens vingt cinq livres au(tr)e payre

    de boeufz au pouvoir de jean faiges metayer

    en la metarye des cavalyes aprexiess

    entre parties a la som(m)e de cent livres

    ung payre de vaches au pouvoir de

    pierre sollenc dict peyre pichou apreciees

    a septante livres au(tr)e payre de

    vaches au pouvoir de jean cotinel

    metayer de la metarye del griffols

    a prexiees a cinquante huict livres t(ournoi)z

    ung payre de boeufz au pouvoir de

    jean foysac corondes avalues entre

    parties a la som(m)e de cent trente troys

    livres t(ournoi)z et lesd(its) cheval et jumant

    estant au pouvoir de ramond demons

    metayer de la mettarye de ferreol

    estimes entre lesd(ites) parties a la som(m)e

    de cent vingt livres revenant led(it)

    bestailh a la som(m)e de mille vingt cinq

    livres dix solz laquelle joincte avec la

    susd(ite) somme de troys cens livres t(ournoi)z de la

    vante desd(its) grains et fruictz reviennent en blot

    a la somme de mille troys cens vingt cinq

    livres dix soulz sur et tant moingz de la

    quelle somme lad(ite) dame declayre

     

    .................................................................................

     

    177

     

    ]i17[

     

    4

     

    avoir receu sy devant dud(it) grelleau la

    som(m)e de six cens livres t(ournoi)z comme luy estant

    debitaresse d icelle dicte somme a cauze

    de prest qu( )il luy en avoit faict ainsin

    qu( )apert par cedulles escriptes et signees

    de la main de lad(ite) dame qu( )elle a retirees

    presantement en propre original et les

    sept cens vingt cinq livres dix soulz t(ournoi)z

    restans faysant fin de paye led(it) grelleau

    luy a illec reallement et comptant

    payee et deslivre en trante pistolles

    d( )or de coing d( )espaigne le delivrant

    en pieces de seize soulz et douctzains

    faysant lad(ite) som(m)e par lad(ite) dame

    bien comptee nombree et retiree en

    presance de moy d(it) not(aire) et tesmoingz

    dont s en conptante et quitte led(it)

    grelleau de( )lad(ite) somme de mil troys

    cens vingt cinq livres dix soulz t(ournoi)z avec

    promesse de luy porter guerantie tant

    dud(it) bestailh que grains et fruictz en cas

    rien du tout luy seroit querelle et pour

    tout ce dessus fere tenir garder et

    observer et jamays n( )y contrevenir lesd(ites)

    parties respectifvement ch(ac)une d icelles

     

    ........................................................................

     

    comme les conserne ont obliges et

    ippotheques tous et ch(ac)un leurs biens

    p(rese)ntz et advenir que ont soubzmis a

    toutes rig(u)eurs de justice avec les

    soubzmi(ssi)ons resnons(i)a(ti)ons et serement

    a ce requis et necessaires et ainsin l( )ont

    promis et juré p(rese)ntz pierre honore

    du plan et jean peduran soubz(sig)nes avec les

    parties et moy

     

     

     

     

    C'est un contrat dans le quel je retrouve Antoine Grelleau (mon sosa 14602). 

    Ce n'est pas la première fois que lors de la lecture d'un contrat le concernant, je découvre une partie de l'histoire d'un lieu:

    En 1653, c'était lors du stationnement des troupes du duc d'Anjou à Corbarieu, en 1662, c'est lors du mariage de son fils Antoine, et de quelques notes en marge du contrat, que j'ai composé l'article sur les moulins de Montauban

    Cette fois, nous remontons le temps, en 1627 à Reyniès et plus particulièrement au château de Reyniès.

     

     

    Ce château subit les rigueurs des guerres de religions et son histoire est intimement liée au siège de Montauban, en 1621.
    A l'époque, les De La Tour de Reyniès s'étaient convertis à la religion prétendue " réformée " et c'est un descendant de cette famille, Pierre de Latour, qui fut un ardent défenseur de la ville de Montauban assiégée par les troupes du Roi Louis XIII..
    Le château, occupé par les catholiques, fut attaqué le 6 août, par un groupe considérable de montalbanais composé d'un corps de cavalerie, d'une infanterie de deux mille hommes et d'une artillerie de trois pièces. Monbrun et la troupe qu'il commandait se rendirent maîtres de la forteresse qui ne fut pas pillée par considération pour le propriétaire à qui elle fut rendue. Ce personnage, à qui avait été confiée la défense du Moustier, fut gravement blessé le 20 septembre et obligé d'abandonner son poste.

    extrait d'un article de http://entrenous.free.fr/en52/chateau.htm

     

     

    Il faut se plonger dans les Archives du château de Reyniès de Yannick Chassin du Guerny (ici dernier paragraphe), pour se replacer dans le contexte de ce contrat.

     

    Jeanne de Latour est seigneuresse de Reyniès. Le 28 août 1627, elle n'est pas encore veuve de Jean de Ferrieres de Sauvebeuf seigneur et baron de Reynies Moulis Pombreton qui perdra la vie lors du siège de Saint Martin de Ré. Il est cornette dans un régiment du roi

     

     

     

    Un petit complèment apporté par Jean Charles: 

     

     

    Provisions de l'office de notaire royal du lieu de Corbarieu, en faveur de Me Anthoine Grelleau, praticien, 24 mars 1616, insinuations, registre n° 19, 1614-1627, f° 822, Archives départementales de la Haute-Garonne, cote 5 B 23.

     

    Ces provisions faisant suite à la vacation de l'état et office de notaire royal du lieu de Corbarieu par le décès de Me Pierre Martin, son dernier paisible possesseur. Ledit office de notaire garde-notes héréditaire mis aux enchères et adjugé à Me Jean Molinié, praticien du lieu de Fonpidou pour la somme de soixante livres, soit quarante pour le titre et vingt livres pour l'hérédité. Les frais s'élevant à deux sous pour livre, le 22 septembre 1601.

    Le 24 mars 1616, à Toulouse, dans la boutique du notaire Rey, Me Jean Molinié, pourvu de l'office de notaire royal de Corbarieu, constitué en sa personne, vend à Anthoine Grelleau, praticien de Corbarieu, présent, pour lui et les siens à l'avenir, son état et office de notaire royal héréditaire audit lieu de Corbarieu moyenant la somme de six vingts (120) livres, payable dans six mois.) 

     

     

    En 1627, Antoine Grelleau est donc notaire de Corbarieu.

    la suite de l'histoire, je ne peux la construire qu'à partir des signatures

    En 1640, Jeanne Grelleau, fille de Antoine Grelleau, licencié en droit juge de Reyniès et Saint Nauphary et de Magdeleine Laporte,  épouse Jean Belay, marchand, fils de Mariet Belay

     

     

     

    En 1654, 

    Antoine Grelleau notaire de Corbarieu, fils de Antoine Grelleau, licencié en droit, juge de Reyniès et Saint Nauphary épouse Isabeau Delrieu fille de Jean (marchand) et Catherine Castaing

     

    En 1657,

    Antoine Grelleau remet et délaisse l'office du juge de Saint Nauphary (J Dumons  5 E 606 f° CLXXVIII)  

     

    En 1662

    Antoine Grelleau bourgeois de Corbarieu, fils de Magdeleine Laporte (le père n'est pas nommé) épouse Jeanne Leclerc

    http://zerbania.chez.com/act_vrac_vr/Down_82/1662_Cm_GrelleauAnth_DuclercJe_Mtban.pdf

       

    En 1670,

    le testament de Magdeleine Laporte veuve de Antoine Grelleau licencié en droit juge de Reyniès

    http://zerbania.chez.com/act_vrac_vr/Down_82/1670_Test_LaporteMagdlaineVveGrelleauAnth_Reynies.pdf

     

    à droite, les signatures d'Antoine Grelleau, notaire en 1627 que je pense ensuite "licencié en droit, juge de Reyniès et Saint Nauphary". La dernière signature semble différente, le deuxième "l" n'est pas formé le la même façon, mais le "r" est la même.

     

    à gauche la signature d'Antoine Grelleau, le fils notaire de Corbarieu en 1654, qui me semble être aussi le bourgeois de Corbarieu en 1662 (la même façon de former le "G" , le "r", et les "ll", qui aurait donc été marié en premières noces avec Isabeau Delrieu et ensuite à Jeanne Leclerc.

     

    Il y a encore à faire pour dénouer la pelote des Grelleau:

    -Qui est Jean Grelleau époux de Jeanne Comblat? 

     

    acquêts faits par Etienne Constans, docteur et avocat de Jeanne de Comblat, veuve de Jean Grelleau, procureur en parlement, pour elle et Astrugue de Grelleau sa fille, femme de Jacques de Brunel de Montfort, Dr et avocat, d'une maison , dépendances et autres fonds au lieu de Corbanieu, moyennant 666 écus, Aymar Dujarric, notaire, 12 inai 1582 

    https://www.geneanet.org/archives/ouvrages/?action=detail&livre_id=540237&page=179&book_type=livre&search_type=livre&name=de+COMBLAT&with_variantes=0&tk=08743885050e7479

     

    -Qui est Bernard Grelleau, le notaire de Corbarieu de 1551 à 1571?

     

    Martine avec les transcriptions de Jean-Charles

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Il y a quelques temps, j'avais publié sur le blog un article sur les imprimeurs du XVIe et XVIIe siècle à Montauban.

    Une petite phrase était glissée dans l'article:

      E.. Forestier conclu son article en révélant que son imprimerie possède "des bois divers portant la marque Denis Haultin". Peut-être qu'un jour, je pourrai les voir...  

     

    Je m'imaginais un jour, osant franchir le seuil de l'actuelle imprimerie Forestié, cherchant à  voir ces bois.

    Mais samedi 16 mai, je trouve ce message "Ma famille est celle de l'imprimerie de la rue de la République. J'aurais des documents à vous communiquer sur l'histoire de Montauban." dans ma messagerie geneanet.

    J'ai ainsi reçu deux photos des bois originaux ayant servi à Haultin et à ses successeurs immédiats

     

           

     

     

    Je remercie Georges Forestié pour cette communication qu'il m'autorise à publier dans ce blog.

    Emerand Forestié a publié et imprimé plusieurs écrits sur ses prédécesseurs imprimeurs à Montauban.Mais rien n'a été publié sur la famille Forestié: plusieurs générations d'imprimeurs de père en fils, d'oncle à neveu...

    Les annuaires du Tarn et Garonne, les publications de l'Académie de Montauban, les publications de la société archéologique... 

    https://www.ladepeche.fr/article/2011/05/12/1080065-montauban-plus-vieille-entreprise-cite-change-mains.html

    Georges Forestié a écrit toute l'histoire de sa famille et j'espère qu'un jour il pourra publier son document.

    Comme le dit l'article de la Dépêche en 2011, en lien ci-dessus:

    "Nous avons là la plus ancienne imprimerie montalbanaise mais aussi probablement la plus ancienne entreprise de la ville. Et même si les Forestié n'ont inscrit leur nom au fronton de cette société qu'au milieu du XIXe siècle cette vieille famille montalbanaise en a sans aucun doute immortalisé l'âme et l'esprit."

     

    Martine

     

    Yahoo!

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique