• Nos Héros, victimes, malfrats...

  • TOURIOL Marthe née en 1926 à Léojac-82 et y résidant durant la guerre est une résistante qui n’a pas été reconnue pour son action dans la résistance entre février 1943 et le 19 aout 1944 libération de Montauban.

    Ce n’est pas un grand "Nom" de l’histoire de la Résistance.

    Seulement une personne dont l’implication plus modeste, comme celles de tant d’autres opposants au nazisme, a permis que le 8 mai 1945 nous retrouvions notre identité de français.

     

    En voici l’histoire:

     

    A 17 ans, elle est embauchée comme employée par la famille CASTEL.

     

    CASTEL Adrien avec son fils Gérard (transporteurs sur Léojac), étaient tous les deux résistants et participaient au transports d’armes, parachutages et vivres pour le groupe FFI implanté sur Léojac.

    Ce groupe est commandé par le capitaine GOT (dit Georges) qui dirige la 3° Compagnie de l’Armée Secrète du Tarn et Garonne, auquel et pour lequel Marthe faisait parvenir les messages.

     

    CASTEL était détenteur de la cabine téléphonique publique pour Léojac ; il recevait les appels pour acheminer des messages de toute sorte a destination de la population léojacoise.

     Les messages destinés à la Résistance étaient sous forme codée Marthe, en vélo, par tout temps les distribuait jusqu’à la forêt de la Grésigne pour servir le maquis.

      

    Marthe avec le vélo utilisé pour l’acheminement des messages (en compagnie de Pierrot S.)

     

    Au début elle n’était pas informée de ce qu’elle délivrait. 

    Un message a été le révélateur :

    Elle a remis un message à Mme D. au château de Rastely à Léojac ; message provenant de Nice où le chatelain était parti.

      Nava vient d’avoir trois chiots  

    Marthe est alors très surprise en voyant la chienne Nava qui est présente à coté de sa maîtresse.

    De retour chez Castel elle interroge Adrien :

    "Comment Nava peut avoir des Chiots à Nice et être à Léojac ??."

    Adrien confie à Marthe qu’elle achemine des messages pour le Groupe de Léojac.

    Volontairement Marthe décide de continuer son action.

     

    Lors de la libération de Montauban, le 19 aout 1944, les maquisards ayant investi la kommandantur découvrent des documents, dénonçant l’action de l’équipe CASTEL et en ordonnant L’arrestation pour le 20 aout.

    A un jour près elle aurait pu faire partie des raflés et exécutés par les nazis et leurs sympathisants. 

    Un groupe de résistants pris en photo, surement au moment de la libération figure sur le livre du cinquantenaire de la libération de Montauban.

    Elle s’y trouve tenant le drapeau français.

    Groupe résistants Marthe debout en arrière tient le drapeau français.

     

    Juste après la guerre le capitaine GOT, par l’intermédiaire de CASTEL Adrien, lui a remis une carte provisoire attestant de sa participation a la résistance ; cette carte a été perdue .

    Marthe dans le camion de l’entreprise Castel (en compagnie de Pierrot S.)

     

    En 1950 elle se marie et quitte la région Montalbanaise pour s’établir dans les Pyrénées Orientales.

    Je suis né en 1953 et mon père décède en 1956.

    Elle ne se remariera pas et continuera sa vie professionnelle dans les P.O sous son nom d’épouse. 

    De sa vie de résistance elle n’en parlera pas, elle l’a enfouie dans sa mémoire jusqu’à l’oublier. 

    Marthe avec un groupe d’amies - l’homme est CASTEL Gérard

     

    Ce n’est qu’en 2011 que j'ai connaissance de son implication dans la Résistance. 

    J'entreprends des recherches assez complexes, auprès des Administrations et Services publics et c’est grâce aux recherches effectuées auprès des archives départementales du Tarn et Garonne et de l’ONAC-82, qu’on a pu découvrir que Marthe a bénéficié d’une proposition d’attribution de carte de Combattant Volontaire de la Résistance (CVR), mais la demande à renseigner ne lui est jamais parvenue.

     La copie du dossier fait ressortir que Marthe y est portée comme « FFI de l’unité AS de la 3eme Cie du Tarn et Garonne ».

    En 1955, elle a été recherchée sous l’identité erronée de TAURIOL à l’adresse fantaisiste de PUICERDA-66-.

    En 1959, Le rejet de la demande d’attribution est prononcé, sous le chef que le dossier à renseigner n’a pas été remis à temps et qu’elle ne figurait pas sur les listes de résistants signalés.

       

    Marthe Touriol Veuve C. , âgée de 93 ans, est revenue en 2018 dans son département natal.

    Elle vit paisiblement en maison de retraite à Montauban où elle s’adonne a sa passion, la couture.

     

     

    Après 74 ans d’oubli, 2019 devrait être l’année de toutes les reconnaissances pour Marthe.

     

    L’écrivain et historien Luc Corlouër qui a eu connaissance de l’histoire de Marthe l’a conviée le 6 octobre 2019 à une conférence sur La parution de son livre "Léojac Autrefois", durant laquelle il a exposé son implication dans la résistance et signalé que son parcours sera mentionné dans son prochain livre "Léojac d’antan" qui devrait sortir en novembre 2019.

    Mme RABAULT, Députée du Tarn et Garonne, présente à la conférence a été très touchée par ce parcours et a mis tout en œuvre pour que reconnaissance soit enfin faite.

     

    La presse, par la voix de La Dépêche du Midi a mise à l’honneur Marthe, dans un important article le 21 octobre 2019 et un enregistrement vidéo sur le site de la DDM :

    https://www.ladepeche.fr/2019/10/20/marthe-touriol-la-resistante-tarn-et-garonnaise-oubliee,8492853.php

     

     

    Source autre que familiale

    Photo du groupe de résistants où Marthe tient le drapeau

    page 30 du Livre 1 : Cinquantenaire de la libération de Montauban

    (livre en téléchargement gratuit sur le site https://resistance82.fr/  )

     

    André Carcenac   

     

     

     

     

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  • registres du Consistoire en ligne AD82

     

    Le 17 janvier 1654, André Mariette épousait Jeanne Carrel. 

    Claudie écrivait en note ceci:   vue 46/185
    année 1654

    célébré le 10

    entre André MARIETTE et Jeanne 
    de CARREL filhe de feu Jean fiancés le 
    22 novembre achevées le 17 janvie
    étant pour épouser après opposition 

    Nous sommes plusieurs dans le groupe à nous intéresser pour nos généalogies familiales à cette famille Mariette.

    Pour le moment, je ne pense pas que nous ayons trouvé le registre dans lequel figurerait ce contrat de mariage. "Mes  Mariette" sont plus anciens, dans le secteur entre Villemur et Montauban. Ce sont des foulons ou des tondeurs de draps.

    Un contrat, découvert au hasard dans un registre de Jacques Rigaud en 1661:

     

    Jacques RIGAUD 5 E 1281

     

     

    Il nous  apprend que le métier d'André Mariette: maître tondeur de draps à Montauban et que son épouse Jeanne Carrel est décédée. Jeanne Carrel est fille de Jean et de Guillaumette Molinou. Elle a une soeur Paule qui a épousé Pierre Calvet. C'est un contrat concernant deux maisons à Villebourbon appartenant de son vivant à Jean Carrel dont les deux soeurs sont héritières.  

     

    Mais c'est dans un autre registre que j'ai trouvé une autre petite histoire concernant cet André Mariette. 

    Nous sommes alors en 1655, dans un registre de Joseph Ynard (5 E 1777). J'ai envoyé le contrat à Béatrice (c'est toujours à elle que je les envoie pour la ralentir dans ses relevés, on n'arrive pas à suivre son rythme pour les photos) et voici sa transcription:

     

    Comme ainsin soit que André Mariette,
    tondeur de draps de la présante ville, eust
    contracté mariage avec Jeanne de Carrel
    le vingt deuxiesme novembre mil six cens
    cinquante quatre et que après la publication
    des bancz Jeanne de Tournon eust présanté
    requeste devant le séneschal de la présante
    ville en opposition envers ledit
    mariage et observation d'une préthendue
    promesse verballe qu'elle disoit luy avoir
    esté faicte par ledict Mariette et qu'an
    préjudice de ceste instance civille la dicte
    de Tournon ayant porté plainte devant monsieur
    le juge criminel supposant avoir esté
    rendue ensainte des oeuvres dudit Mariette,
    icelluy auroit esté constitué prisonnier et
    en suitte donné requeste en ladite juridiction
    civille en cassation dudict emprisonnemant

    page 2
    et procédure criminelle et en relaxe
    diffinitif des fins et conclusions contre luy
    prinses desnyant formellement d'avoir faicte
    aucune promesse de mariage a la dicte de
    Tournon ny eu aucune frécantation et cohabitation
    avec icelle et moingz l'avoir rendue
    ensainte. Surquoy après que la cause auroit
    esté rettenue en la juridiction civille, sentence
    y auroit esté rendue le (blanc)
    portant qu'avant dire droit sur les fins des 
    parties, elles seroint confrontées entre elles
    pour ce faict estre ordonné ce quil appartiendroit
    despans réservés de laquelle ledict Mariette
    vouloit rellepver appel disant avoir
    esté greué en ce que ledict sénéchal n'avoit
    cassé les procédures criminelles par
    incompétance et indeu recours ne l'avoir
    relaxé des fins contre luy prinses

    page 3
    et codempné la dicte de Tournon en l'amande
    pour la calomnie et fauxce accusation.
    Laquelle de Tournon se voyant en estat de
    ne pouvoir pas justisfier les faictz par elle
    advancés et estant en volonté de déclairer
    que le dict Mariette estoit inossant et immune
    d'iceux a la charge quil renoncat a toutes
    prethentions et despans, domaiges et inthérests,
    les parties, pour arrester le cours dudict
    procès, sont venues en accord comme sensuit :
    pour ce est il que aujourdhuy seitziesme
    du mois de janvier mil six cens cinquante
    cinq, regnant notre très chrestien prince Louis
    quatorziesme, par la grace de Dieu, roy de 
    France et de Navarre, à Montauban, après midy,
    pardevant moy, notaire royal, et présans les
    tesmoingz bas nommés, dans la maison
    d'habitation de monsieur maître Estienne de Crunel, docteur
    et advocat, establys en leurs personnes

    page 4
    le dit André Mariette, tondeur de draps 
    de la présante ville, d'une part, et ladicte 
    Jeanne de Tournon, majeure de vingt cinq 
    ans, ainsin qu'elle a affirmé avec seremant,
    d'autre part. Lesquelles parties de leur
    gré, franche et libre vollonté, dol et fraude
    cessant, soubz réciproques estipulations et
    acceptations, ont renoncé au dict procès,
    circonstances et deppendances pour n'en
    estre cy après faicte poursuitte directemant
    ny indirectemant soubz quel pretexte ni
    occasion que ce soit. Et au principal
    la dicte de Tournon a déclairé que le dict
    Mariette est inossant et immune des faictz
    de l'accusation qu'elle a intentée contre luy,
    de laquelle elle se despart et désiste pour n'en
    estre cy après faicte aucune poursuitte
    ensemble de l'opposition par elle formée
    a l'accomplissemant du mariage dudict Mariette

    page 5
    avec la dicte de Carrel, consantant qu'icelluy
    Mariette demeure deschargé de ladite accusation,
    promettant pour ce regard prester tous
    les consantemans necessaires et en fournir
    telles procurations dont il sera besoing, donnant,
    la dicte de Tournon, pouvoir a maître Jean Mila,
    son procureur, de prester tous consantemans
    necessaires au relaxe du dict Mariette. Et,
    moyenant ce, ledict Mariette a renoncé a
    toutes prétentions de despans, domaiges et
    intheretz contre ladite de Tournon a raison
    de la susdicte accusation. Et générallemant,
    les dictes parties, pour raison de ce dessus,
    se sont respectivemant quittées l'un a l'autre,
    promettans ne ce rien demander ny souffrir
    leur estre demandé a peyne de tous despans,
    domaiges et intheretz. Et pour l'observation
    de tout ce dessus, les dictes parties respectivemant
    obligent leurs biens presans et advenir

    page 6
    que ont soubmis a toutes rigueurs de
    justice et l'ont juré avec deue renontiation.
    Présans messieurs maîtres Estienne Crunel (et) Michel
    Leclerc, docteurs et advocats en la cour, \maîtres/ Jean Regis et
    Jean Mila, procureurs, le sieur Estienne Bousquet,
    marchant de ladite ville, soubzsignés avec ledit Mariette.
    Ladicte de Tournon ne sait escrire et moy notaire.
    Signatures

     

     

    J'ai trouvé une deuxième histoire de ce type en 1671 avec une certaine Dalphine ESTOULHE et le pipotier Antoine PRESSEQ. Chaque fois la plainte est retirée.

     

    Martine et Béatrice

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  •    

    Avez-vous entendu parler de ce monsieur?

    Le Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne.

    Attention de toujours bien l'écrire avec 19 "r" pour 19e siècle.

    Certains ont pu le voir sur le quai d'une gare, comme à Penne...

    Ce monsieur avec sa longue barbe et ses longs cheveux blancs est Alexandre VIGUIER.

    Il a presque 39 ans lorsqu'il se marie un jour de juin 1874, à 6 heures du matin avec la jeune Marie Justine ROUSSEL, native de Vaour. Il est alors, propriétaire à Penne et expert-géomètre.

    La suite de son histoire, je vous laisse la découvrir sur le site de Stéphane à la rubrique généalogie personnalités..

    Et sur le site de l'office de tourisme de Penne, vous pourrez lire ceci :

     
    • Alexandre Viguier (1835-1911) est un fermier autodidacte dont les livres de chevet sont la Bible, le code civil et le code pénal. Expert géomètre de renommée régionale, il est très doué pour démêler les litiges d'ordre foncier ; ce qui lui vaut le surnom de "terrible de Penne" (dans le sens positif de l'expression). Suite à des soucis d'argent et des déboires conjugaux, il est contraint de vendre sa ferme en 1887.
    • Dès lors commence la vie publique du "Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne" (avec 19 r comme il l'écrivait lui-même en l'honneur du XIXesiècle qui devait être le début d'une ère nouvelle). Il laisse pousser barbe, cheveux et ongles et part sur les routes portant une grosse lanterne pour "éclairer les employés de la justice de la nation et du monde entier … éviter la guerre et faire la paix européenne". En 1893 il est "le candidat régénérateur de l'humanité en souffrance" lors des élections législatives à Carmaux qui l'opposent à Jean Jaurès et obtient 242 voix. A l'occasion de la venue du tsar Nicolas II à Paris le 6 octobre 1896, il prend le train pour la capitale pour demander au tsar d'abolir l'esclavage en Russie. A peine arrivé, il est enfermé à l'asile Saint-Anne. Reconnu non fou, il en sort quelques mois plus tard "découronné" (barbe et cheveux coupés). De retour à Penne, il poursuit son combat politique et idéologique sur les routes du canton dans l'indifférence amusée de ses concitoyens.

    source : https://www.france-voyage.com/tourisme/penne-736.htm

     

     

          

    un livre existe, je regarderai aux Archives si je le trouve...

    Alexandre Viguier meurt à Vaour le 11 octobre 1911

     

    Mais cet article ne s'arrête pas là.

    Marie a découvert un de ses couples d'ancêtres:

           Jean VIGUIER x Marguerite ESTABES

    (ce sont également mes ancêtres)

     

    Le testament de Jean VIGUIER, en 1674, et le partage, en 1704  (chez Mr Guilhemot à Villebrumier) permet de trouver une partie de la famille:

        Marié en 1672, Reyniès, 82150, Tarn et Garonne, Midi-Pyrénées, France, avec Marguerite ESTABES dont
    • F Marqueze VIGUIE
    • H Arnaud VIGUIE
    • H Jean VIGUIER 1682-
    • H François VIGUIE
     

     

    Avec les registres photographiés et relevés par le groupe, nous avons facilement pu reconstruire une partie de la descendance de François VIGUIER jusqu'à nous.

    Je suis la descendante à la 10 e génération de

    Jean VIGUIER et Marguerite ESTABES

     

    Marguerite ESTABES 
    &1672 Jean VIGUIE  
    |
    François VIGUIE 
    &1718 Jeanne MANENC 1677-1757 
    |
    Marqueze VIGUIE †1788 
    &1735 Bernard VACQUIE 1710-1783 
    |
    Marie VACQUIE 1759- 
    &1775 Raymond BARDY 1748- 
    |
    Pierre BARDY 1782-1854 
    &1811 Françoise MAYNARD TESSEYRE 1785-1854 
    |
    Jean Raymond BARDY 1820-1867 
    &1855 Jeanne ABEILHOU 1831- 
    |
    Jeanne Dite Marie BARDY 1855-1888 
    &1874 Joseph Maurice Adrien Dominique AVY 1852-1929 
    |
    Ernest Joseph AVY 1887-1935 


    &1911 Maria LAGARDE 1885-1941 
    |
    Marie Jeanne Elise AVY †1998 
    &1951 Faustin Paulin BREGAL 1896-1973 
    |
    Monique BREGAL 1935-2019 
    & Guy CASTEL 1934 
    |
    Martine CASTEL 

        

    et voilà ce qu'a trouvé Stéphane avec les photos et les relevés du Tarn:

     

    Jean VIGUIER †/1708 
    & Marguerite ESTABES †/1708 
    |
    Jean VIGUIER 
    &1708 Catherine BOURNAZEL †/1741 
    |
    Jacques VIGUIER 
    &1741 Anne GAUTIER 
    |
    Jean Jacques VIGUIER 
    &1784 Catherine METGÉ 1766- 
    |
    Charles VIGUIER 1798- 
    &1829 Marie ROUSSEL 1805-1872 
    |
    Alexandre Le Terrrrrrrrrrrrrible de Penne VIGUIER 1835-1911 

     

     

    Il manque à Stéphane la naissance de Jean VIGUIER

    registre en ligne Villebrumier vue 100/102

    et une partie de son ascendance.

    Par contre Stéphane a le contrat de mariage de Jean avec Cartherine Bournazel, et de son fils Jacques avec Anne Gautier. Les registres paroissiaux en ligne de Penne ne permettent pas de retrouver toute l'ascendance d'Alexandre Viguier.

     

    Alors? Quels sont les autres "cousins" ou "cousines" d'Alexandre Viguier, du terrrrrrrrrrrrrrrrrrrile de Penne?

     

    Et si vous allez vous promener à Penne...

          

    Regardez bien sur le côté droit de l'église...

    Vous y découvrirez ceci:

    et en vous approchant...

     

            

     

    Martine

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  • Nous avons "parlé" hier, sur le groupe de Saint Lizier et indirectement du château du Clau. Il se trouve que j'avais un article en cours sur le sujet.

    J'avais lu l'article Wikipédia sur Labastide Saint Pierre. J'ai l'extrait de la matrice cadastrale

    Il reste à apprendre à chercher dans le cadastre aux AD pour voir qui sont les propriétaires au fil du temps. Je ne sais pas le faire à ce jour.

    J'ai aussi peu de chances de trouver dans les registres de notaire. Pour cette famille deux notaires sont souvent mentionnés: Mr Cougoureux et Mr Cambon qui ne sont pas déposés aux AD82 pour le moment. J'ai trouvé quelques ventes de terres sur Montauban chez Mr Nazon, mais rien concernant Labastide Saint Pierre. 

    Voici le début de l'article

    J'ai précédement écrit un article sur mon aïeul (sosa 112), arrivant de Cavaillon pour s'installer dans le Tarn et Garonne à Labastide Saint Pierre.

    Il s'agit d'Adrien Maurice AVY, décédé en 1860  à Labastide Saint Pierre. 

    C'est en faisant des recherches sur Léonce RIGAIL que j'ai trouvé un article le concernant (ou plus exactement son fils Joseph Maurice AVY)

      

    Il habitait le château du Clau, et, en 1862, le domaine reçoit la commission chargée d'inspecter  les domaines du Tarn et Garonne, incrits pour la prime d'honneur. 

    Adrien Maurice est décédé et c'est son fils Joseph Maurice,né en 1822, qui reçoit la commission, dont voici le rapport trouvé dans le recueil agronomique publié par les soins de la Société des sciences, agriculture et belles-lettres du département de Tarn-et-Garonne

      

    "Notre agriculture s'ignore elle-même, et contient, sans s'en douter, les germes de tous les progrès; car si elle n'offre pas un de ces ensembles complets qu'on puisse présenter sans restriction comme modèle, il est cependant peu d'améliorations utiles qui n'aient été réalisées partiellement. Mais ces exemples épars dans les divers cantons sont ignorés. C'est au Recueil à les signaler, à les mettre en relief et à indiquer à chaque cultivateur où il peut trouver un modèle pour chaque genre d'opération. Sous ce nom de Voyage agricole dans le département, la Commission permanente d'Agriculture se propose de donner, dans chaque numéro du Recueil, la description d'une ferme où quelque amélioration importante aura été mise en pratique.

     

     De tous les domaines visités par la commission, celui qui, après une discussion sévère, est resté supérieur à tous ses concurrents, est le domaine du Clau, appartenant à M.Maurice Avy. Située dans la commune de Labastide-SaintPierre, et composée de 80 hectares environ, cette propriété reçoit, depuis de longues années, les soins les plus assidus.

    Les cultivateurs de Tarn-et-Garonne n'ont pas oublié Adrien Avy, ce simple fermier qui, par son intelligence, s'éleva à la fortune et mérita que la croix de la Légion d’honneur vînt récompenser les services qu'il avait rendus à sa patrie d'adoption.

     Continuateur de l'œuvre de son père, M. Maurice Avy recueille aujourd'hui, à la fois, le fruit des travaux passés, auxquels il a été associé depuis sa jeunesse, et de ceux qui lui sont personnels, depuis huit ans qu'il est devenu propriétaire du Clàu.

    « L'Industrie agricole est complexe sur ce domaine : la culture s'y combine avec l'élevage pratiqué sur une large échelle. M. Avy possède à Montauban un haras d'étalons baudets, et au Clau un grand nombre d'animaux de travail et de bêtes de croît appartenant aux espèces bovine, ovine et porcine, représentant ensemble un effectif de 0,84 p. 010 de têtes de gros bétail par hectare de terre arable. Afin d'assurer à ce cheptel considérable une nourriture abondante, M. Avy a dû faire, de la production des fourrages, la base de sa culture; la luzerne, en effet, occupe, sur le domaine, une étendue constante de 16 hectares , et l'assolement adopté, sans être suivi rigoureusement, a permis d'établir une rotation telle, que le blé succède toujours à une plante fertilisante et qu'une sole suffisante est consacrée aux plantes sarclées.

    Les fumiers sont, au Clau, l'objet de soins particuliers; ils sont bien aménagés, arrosés fréquemment; les animaux de toute espèce en produisent, année moyenne, 1,500 mètres cubes, auxquels se joignent 300 mètres cubes de compost. Tous ces engrais sont portés, soit dans les champs, soit aux pieds des beaux mûriers qui fournissent les aliments nécessaires aux six onces de vers-à-soie élevées, avec une habileté particulière, dans la magnanerie du château**.

    Quoique déjà très-grande, cette masse d'engrais s'augmentera encore, cela sera même nécessaire, car M. Avy vient de rétablir au Clau la culture de la garance, que son père avait tentée; et quoique cette culture exige des préparations d'une énergie exceptionnelle, il n'a pas craint de l'aborder, parce qu'il possède un outillage agricole aussi complet que sagement choisi.

    L'administration, au domaine du Clau, est incessante.

    M. Avy est le premier de ses ouvriers ; mais il se trouve admirablement secondé par sa mère. La digne compagne d'Adrien Avy n'a pas voulu que sa vieillesse restât inactive; et ce n'est pas seulement sur les travaux de l'intérieur de la maison que se concentrent ses soins, sa vigilance s'étend également au dehors ; son œil est ouvert sur tous les points du domaine où l'intervention du maître est nécessaire, où une amélioration nouvelle est possible ; elle représente, en un mot, auprès de son fils, la tradition agricole, dans ses plus respectables et plus intelligentes manifestations.

    « Il n'est donc pas étonnant que le domaine du Clau se trouve aujourd'hui dans un état de prospérité qui, toutefois, est susceptible encore d'accroissement. Les résultats qu'il donne, en ce moment, ont lieu d'encourager le propriétaire à persister dans la voie qu'il s'est tracée. Le revenu net, établi d'après une comptabilité rigoureuse, soumise à l'examen de la commission s'est, élevé, en 1860, à la somme de 23,990 fr. 26 c. , soit 310 fr. 60 c par hectare. Ce chiffre justifié par la tenue et la direction si sage imprimées à l'exploitation , ont frappé tous ceux qui ont été appelés à les contrôler et à les apprécier. Aussi, le jury a-t-il, à l'unanimité, décerné la prime d'honneur de Tarn-et-Garonne à M. Maurice Avy, propriétaire du domaine du Clau.

      

    **voir article sur la sériciclture

    Son père Adrien Maurice, veuf avec deux enfants en 1825, s'est remarié en 1829 avec Jeanne DOMPEYRE, fille d'un employé aux convois militaires, plus tard aubergiste rue Gillaque à Montauban.

     

    •  Marié le 8 septembre 1813, Cavaillon, 84035, Vaucluse, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France, avec Rose Marie CAVALIER 1791-1825 dont
      •  Joseph Jean Véran Antoine AVY 1820-1894 (marié avec  Anne SEVEIGNES à Montauban, décédé en 1894 à Villebrumier
      •  Adrien François AVY 1822-1893
    •  Marié le 23 février 1829, Montauban, 82121, Tarn et Garonne, Midi-Pyrénées, France, avec Jeanne DOMPEYRE 1810-1872 dont
      •  Joseph Maurice AVY 1832-1904 (marié à Labastide St Pierre avec  Marie Catherine Larroque en 1852, décédé  en 1904 à Labastide St Pierre)  a pris la succession de son père. Joseph Maurice sera maire de Labastide Saint Pierre de 1876 à 1899 (source Simone)
      •  Françoise Anne AVY 1841-

     

    Adrien François AVY (sosa 56) s'est marié en 1845 à Reyniès avec Jeanne Monteils (fille d'un boucher de Reyniès). Leurs 3 enfants sont nés à Monclar de Quercy

      • Maurice Adrien Joseph AVY 1849-1850 
      • Adrien Joseph Maurice AVY 1850- (marchand de bestiaux marié  en 1874 avec  Marie Cayrou, fille d'un propriétaire)
      •  Joseph Maurice Adrien Dominique AVY (1852-1929 ( limonadier, cultivateur suivant les actes, marié  à Reyniès en 1874 avec Jeanne BARDY)

    Joseph Maurice Adrien Dominique AVY (sosa 28) a eu 5 enfants

    •  Felix AVY 1875-1876
    •  Jean Justin Dit Adrien AVY 1877-1959 limonadier, manchand de chevaux marié avec Philomène Marguerite LAURIAC en 1903 à Reyniès)
    •  Félix AVY 1880-1885
    •  Marie Hélène AVY 1883-1884 
    •  Ernest Joseph AVY 1887-1935, mon arrière grand-père
       

    sont surlignés en jaune mes ancêtres directs.

     

    suite de l'article

    J'ai raconté cette histoire à mon frère qui se souvient avoir lu lors d'un de ses voyages un roman écrit en français qu'il avait trouvé. Ce livre avait pour sujet un éleveur de vers à soie du Tarn et Garonne qui partait au Japon chercher des oeufs de vers à soie sains pour relancer son élevage victime des maladies.

    Il ne connaissait pas le titre, mais avec le moteur de recherche je l'ai trouvé et commandé (pas reçu à ce jour)

    L'auteur du roman Alessandro Baricco est italien. Le livre a été traduit en français par Françoise Brun.

    https://www.lexpress.fr/culture/livre/soie_798027.html

    Il semble que le héros est de Lavilledieu (pas Labastide Saint Pierre)

    Ca me rappelle le roman dont le héros est Ismen Fulbert (Jean Pierre Alibert parti au fin fond de la Sibérie, en cure à Châteauneuf les bains, à la fin de sa vie)...

     

     

    Martine
     

     

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  • Dans les commentaires du précédent article,  Marie a attiré mon attention sur l'état civil de Paris.

    Je ne savais pas qu'il était en ligne.

    C'est ainsi, que les indications portées au dos de la photo ont permis de trouver l'acte de décès de Léonie Albanie.

    Archives en ligne du 12ème arrondissement de Paris 5 D 250 vue 13/31

    J'ai ainsi pu identifier cette personne:

    Il s'agit de Léonie Albanie BREGAIL, habitant à Bessières, décédée au 18 rue des fossés Saint Jacques photo de famille 2à Paris Ve à 56 ans.

    Elle est dite célibataire et sans profession.

     

    Je pense ainsi avoir identifié une des jeunes dames de la photo.

     

    photo de famille 2

     

     

     

    Elle a une fossette au menton et l'une d'entre elles aussi. (mon grand-père avait la même fossette)

     

     

     

    Comparons maintenant

    ces deux photos 

     

     

     

    avec celle-ci...

     

         

     

    Je ne vois rien de vraiment probant.

    peut-être celle de droite...

    serait mon arrière grand-mère...

     

     

    Cette photo de mon grand-père et sa famille doit dater de 1917

     

     

    et là, on y retrouve bien celle que j'identifie comme étant Anne Marty, ma quadrisaïeule née en 1848 à la Magdeleine

    Je trouve aussi que Denise, la soeur de mon grand-père ressemble beaucoup à sa tante Léonie Albanie

     

     

     

    Je poursuis mes explorations dans les registres d'Etat Civil de Paris pour y trouver le mariage de Maria Emilie avec Antonin Beauville (j'avais trouvé le mariage en marge de l'acte de naissance de Maria Emilie). Et je le trouve comme prévu dans le XIIème arrondissement

    L’an mil neuf cent huit le vingt huit novembre  à une heure du soir, acte de mariage de  Antonin Beauville  né à Bessières (haute garonne) le vingt deux décembre mil huit cent quatre vingt quatre, employé de chemin de fer domicilié à Paris Boulevard de Bercy 68 fils majeur de Jean Beauville briquetier  et de Marie Coupi  ménagère époux demeurant à  Bessières  consentants le quatre courant devant le maire D’une part et de Maria Emilie BREGAIL née à Mirepoix (haute Garonne) le douze avril mil huit cent quatre vingt huit, tailleuse, domiciliée à Paris rue de l’arrivée 16 et de droit avec ses père et mère fille mineure de Pierre Brégail  maçon et de Anne Marty ménagère époux demeurant à Mirepoix, le père consentant le six courant devant le maire la mère présente consentante. D’autre part. Dressé par nous Casimir Florent Ollivier adjoint au maire officier de l’état civil du douzième arrondissement de Paris, qui avons procédé publiquement en la mairie à la célébration du mariage dans la piece suivante après avoir donné lecture aux parties et 1e) le l’acte de naissance de la future et du consentement de son père 2e) des actes de publications faites en cette mairie, et celle du quinzième arrondissement de Paris du treize au vingt deux courant, sans opposition  toutes les pièces sus mentionnées dument parafées 3e) du chapitre six du livre premier du code civil (titre du mariage) sur les droits et devoirs respectifs des époux  - après avoir interpellé les futurs époux et la mère de la future lesquels nous ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage. Nous avons demandé aux futurs époux s’ils voulait se prendre pour mari et pour femme et chacun d’eux ayant répondu affirmativement et séparément à haute voix nous avons prononcé au nom de la loi que Antonin Beauville et Maria Emilie Brégail sont unis par le mariage. En présence de Pierre Franc âgé de quarante huit ans employé  demeurant un las cases 21 ami de l’époux Noémie Brégail âgée de trente trois ans cuisinière demeurant  rue de l’arrivée 16 sœur de  l’épouse Fernand Lucas âgé de vingt six ans employé demeurant à Puteaux et Antoinette Ramondou âgée de vingt trois ans couturière demeurant rue las cases 4 amis de l’épouse témoins qui ont signé avec les époux et Nous après lecture. La mère de l’épouse ayant déclaré ne le savoir

    1908 , Mariages , 1212M 198   16/31

    En 1908, Antonin Beauville n'est donc plus garde républicain, il est employé des chemins de fer. Ca explique les trajets entre Bessières et Paris.

    Noémie Brégail, âgée de 33 ans ne peut qu'être Léonie Albanie. J'avais remarqué que dans les recensements de Mirepoix son prénom changeait. Elle ne devait pas apprécié son prénom.

    Anne MARTY a fait le déplacement à Paris pour le mariage.

    J'ai retrouvé où tout le monde vivait en 1908:

    la rue de Bercy à proximité de la gare de Lyon: pour Antonin BEAUVILLE

     

    Lors de la crue de janvier 1910, elle fut complètement submergée par les eaux de la Seine.

    rue de l'arrivée: pour Maria Emilie et Noémie BREGAIL

      

    Les deux soeurs doivent habiter le même appartement.

    Elle porte ce nom car elle longeait l'ancienne gare Montparnasse côté de l'arrivée.

    Elle longe aujourd'hui la tour Montparnasse.

     Bon, voilà, maintenant une photo dont je connais la provenance

    Et en prime une photo qui pourrait être celle du mariage (il faudra que je numérise cette photo pour qu'elle soit de meilleure qualité)


    J'y reconnais mon grand-père à côté de sa mère qui doit avoir une douzaine d'années à cette époque (tout en haut), mon arrière grand-père en tenue de garde républicain, la mamie Marty et peut-être à sa droite le papi Brégail.

    Un de ces jours, je vais repartir à Montauban avec mon matériel pour numériser, rouvrir cette boite en carton qui est dans le tiroir de droite du bureau de mon grand-père.

     

    C'est une toute petite histoire familiale, mais intéressante à construire. Une petit voyage dans un passé que je n'ai pas connu et surtout qu'on ne m'a jamais raconté. Une chance que cette famille ait fréquenté les photographes.

     

    Martine

    PS: merci encore à Marie qui m'a permis d'aller plus loin.

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