Eklablog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Dimanche 3 novembre 1918

 

 

 

Ce matin encore, je ne me sens pas très bien. Étienne* vient me chercher pour chasser. Tant pis, je me lève et je vais déjeuner à la villa avec lui. Le temps n'est guère encourageant. De lourds nuages d'ouest roulent lentement dans un ciel bas. Et puis, je ne me sens pas bien. Mais, voici que nous arrivons au bas de Laffitan. Nous laissons les bécanes chez un paysan et nous grimpons dans le coteau. Je marche un peu lourdement, puis, dans la vigne de Cuzard, je tue un perdreau. Peu à peu, un bien-être charmant remplace le malaise et je vole dans les guérets, les chaumes et les friches. Étienne tue un perdreau. Nous arpentons indéfiniment et vainement le coteau de Laffitan. Retour par la plaine. La pluie commence à tomber quand nous arrivons à Montauban.

 

* son frère puîné                                                                              Journal Henri Pouvillon 

 

 

 Ce même jour sur le Front

Journal de marche du 11e RI de Montauban

 

 

 

 

 

 

                 

Express du Midi  

 

tout le Journal d'Henri Pouvillon du 1er novembre au 31 décembre 1918

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article