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Ce matin encore, je ne me sens pas très bien. Étienne* vient me chercher pour chasser. Tant pis, je me lève et je vais déjeuner à la villa avec lui. Le temps n'est guère encourageant. De lourds nuages d'ouest roulent lentement dans un ciel bas. Et puis, je ne me sens pas bien. Mais, voici que nous arrivons au bas de Laffitan. Nous laissons les bécanes chez un paysan et nous grimpons dans le coteau. Je marche un peu lourdement, puis, dans la vigne de Cuzard, je tue un perdreau. Peu à peu, un bien-être charmant remplace le malaise et je vole dans les guérets, les chaumes et les friches. Étienne tue un perdreau. Nous arpentons indéfiniment et vainement le coteau de Laffitan. Retour par la plaine. La pluie commence à tomber quand nous arrivons à Montauban.
* son frère puîné Journal Henri Pouvillon |
Ce même jour sur le Front

Journal de marche du 11e RI de Montauban



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tout le Journal d'Henri Pouvillon du 1er novembre au 31 décembre 1918