Lundi 30 décembre 1918Journée extraordinaire, anormale, tiède, ensoleillée comme une journée d'avril. À un moment même, un merle a chanté devant tout cet azur, au milieu de toute cette tiédeur. Et il était étrange, ce chant prématuré d'un printemps encore bien lointain. Mardi 31 décembre 1918Je pars pour Albi par une matinée pluvieuse et triste. À Lexos, le train n'avait pas de retard et je suis arrivé à l'heure. Dédou est venue me chercher à la gare. J'ai vu le délicieux cabinet que Dédou a arrangé pour nous de ses mains adroites et charmantes. Je vais peut-être être heureux cet hiver entre ces quatre murs.
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tout le Journal d'Henri Pouvillon du 1er novembre au 31 décembre 1918