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Monseigneur THEAS évêque de Montauban

Pierre THÉAS-LABAN est né le 14 septembre 1894 à Barzun  dans les Pyrénées –Atlantiques. Son père Dominique THÉAS-LABAN  cultivateur avait 42 ans à sa naissance et sa mère Marie PAILLASSE 35 ans.

Il sera connu plus tard sous le nom de Pierre-Marie THÉAS.

Il a accomplit ses études au collège Saint-Joseph de Nay puis au grand séminaire de Bayonne.

 

 

Son état signalétique militaire nous apprend une partie de sa vie : le conseil de révision de Pontacq  l’a inscrit sous le n°62 de la liste du canton. Il a eu cinq frères qui ont passé leur conseil de révision dans le même canton de Pontacq. L’un d’eux est décédé en 1918 à 22 ans

 

 

Pierre THÉAS de la classe 1914 a été enregistré sous le n° matricule 678 au bureau de Pau.

A 20 ans l’état civil de sa fiche lui donnait la profession d’éclésiastique.

Incorporé et arrivé au corps du 123è R.I. le 16 décembre 1914 comme 2è classe.

Passe au 173è R.I.le 16 octobre 1915.

Caporal fourrier le 18 septembre 1915.

Soldat de 1ère classe le 16 avril 1915.

Caporal  le 29 mai 1916.

Sergent fourier le 12 juillet 1916.

Envoyé en congéillimité de démobilisation le 2 septembre 1919. Se retire à Lescar.

Classé dans la position sans affectation 01/05/1931.

Rappelé à l’activité par mesure de tension politque . Rejoint le dépôt d’infanterie n°183 la 26 août 1939.

Affecté à la 18 section d’Infirmerie militaire  le 21 octobre 1939 par décision du Général Cdt la 18è Région.

Affecté au 182è R ; Régional , classé affecté spécial pour une durée indéterminée au titre de l’Education Nationale de l’Enseignement llibre.

Professeur au grand séminaire de Bayonne par décision ministérielle du 16 avril 1940.

Rayé des contrôles le 22 avril 1940.

Citations :

Cité à l’ordre de la Brigade n°24 du 4 juin 1916 et cité à l’ordre du corps d’armée n°230 du 13 janvier 1917.

Obtention de la Crois de guerre avec étoile de bronze et étoile de vermeil.

Localités successives habitées :

Le 13-12-1920 : à Rome, 42 via S. Chiaro.

Le 25-01-1923 : à Pau, rue de Gontaud-Biron.

Le 21-01-1924 : à Bayonne, au quartier St Léon.

 

Sa carrière pastorale :

Ordination le 26 septembre 1920.

Il se rend alors à Rome poursuivre ses études durant 3 ans au séminaire français où il obtient un doctorat en droit canonique.

En 1922 il est nommé vicaire à Saint-Martin de Pau, puis en octobre 1923 il prend la direction du grand séminaire de Bayonne où il enseigne la théologie morale.

Suite au décès de Mgr Durand il accède à l’épiscopat dans le diocèse de Montauban le 26 juillet 1940

 

Consécration épiscopale le 3 octobre 1940 à Bayonne.

Il arrive à Montauban le 17 octobre 1940.

Monseigneur THÉAS fut pendant la deuxième guerre mondiale l’honneur de l’Église de France.

Suite à la rafle du Vel d’Hiv à Paris en juillet 1942, il fit notamment lire à la messe du 30 août 1942 une lettre portée dans toutes les églises de la paroisse par sa fidèle secrétaire Marie-Rose Gineste  (militante à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne) sur sa légendaire bicyclette, aujourd’hui déposée au Yad Vashem à Jérusalem. Le message délivré et présenté comme « une protestation indignée de la conscience contre le traitement infligé aux Juifs », est sans ambiguïté :

« Mes biens chers Frères,

Des scènes douloureuses et parfois horribles se déroulent en France, sans que la France en soit responsable.
À Paris, par dizaines de milliers, des Juifs ont été traités avec la plus barbare sauvagerie. Et voici que dans nos régions on assiste à un spectacle navrant : des familles sont disloquées ; des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau et envoyés vers une destination inconnue, avec la perspective des plus graves dangers.
Je fais entendre la protestation indignée de la conscience chrétienne et je proclame que tous les hommes, aryens ou non aryens, sont frères parce que créés par le même Dieu ; que les hommes, quelle que soit leur race ou leur religion, ont droit au respect des individus et des États.
Or les mesures antisémitiques actuelles sont un mépris de la dignité humaine, une violation des droits les plus sacrés de la personne et de la famille.
Que Dieu console et fortifie ceux qui sont iniquement persécutés ! Qu’il accorde au monde la paix véritable et durable, fondée sur la justice et la charité ! »

Ce texte, ainsi qu’une intervention du cardinal Gerlier, fut repris intégralement sur Radio Londres le 15 septembre 1942. A noter que seuls cinq évêques français sur plus d’une centaine ont protesté publiquement contre les rafles et les mesures antisémites du gouvernement de Vichy.

Mgr THÉAS déclarera encore en juin 1943 dans sa cathédrale que le STO est une « atteinte au droit naturel ».

Son action et ses prises de position contre le régime et contre l’occupant le placent dans la ligne de mire des autorités. Le 6 mai 1944 il adresse au commandant de la Kommandantur une lettre dans laquelle il condamne les exactions commises par les troupes SS de la Das Reich le 2 mai 1944 à Montpezat-de-Quercy. Il est vraisemblable que ses prises de position « contre la barbarie nazie » conduisent à son arrestation en juin 1944.

Interné à Toulouse et au Frontstalag 122 près de Compiègne en 1944, il eut un rôle national à la libération, faisant le lien entre le général de Gaulle et le pape Pie XII. Il sera libéré le 25 août et effectue un retour triomphal  dans son diocèse de Montauban le 9 septembre 1944.

 

Il fut un pionnier de la construction du dialogue social et de l’œcuménisme.

 

En 1945 il fut, avec Mme Marthe Dortel-Claudot , à l’origine de la création de Pax Christi en France, souhaitant promouvoir  la réconciliation au lendemain de la Seconde Guerre  Mondiale.

 

 

 

 

 

  

Plaque située rue de la Comédie à Montauban

 

Son engagement actif dans le secours des Juifs de sa région lui vaut d'être déclaré Juste parmi les nations en 1969. Il est épaulé dans ses activités par sa collaboratrice, Marie-Rose Gineste, qui joue un rôle décisif en liaison avec la résistance toulousaine. Cette dernière sera elle aussi reconnue Juste parmi les nations en 1985.

Du 17 février 1947 au 12 février 1970 il est évêque du diocèse de Tarbes et Lourdes.

 

Il est l’origine de la construction de la basilique souterraine Saint-Pie X qui sera inaugurée en 1958 par le cardinal Roncalli futur pape Jean XXIII. 

Il démissionne de ses fonctions en 1970 et se retire dans le sanctuaire de Notre-Dame de Bétharram.

Mgr THÉAS décède à Pau le 3 avril 1977 et est inhumé dans la cathédrale de Tarbes.

 

Une place porte son nom à Montauban ‘’Place Mgr Théas’’.

Depuis la rentrée 2008-2009 un lycée privé de la ville de Montauban porte désormais son nom.

Le 7 octobre 2017 une plaque commémorative a été posée sur sa maison natale à Barzun 40 ans après son décès en présence de membres de sa famille.

 

 

 

Pourquoi je me suis intéressé à cet évêque en particulier ?

Je me suis souvenu de ce que ma mère m’avait raconté il y a plusieurs années.

Je ne sais pas à quelle occasion ma mère a croisé avec moi le chemin de Mgr Théas à Fonneuve ou à Montauban  durant l’été 1946. Il lui aurait dit en demandant mon prénom  la main sur mon front :

«  tu t’appelles Pierre comme moi, tu seras évêque » !

J’avais initialement situé cette rencontre dans les années 40. Mes parents étaient à Paris en 45 et Mgr Théas a quitté Montauban en février 47, d’où l’été 46 pour la seule possibilité de rencontre à un moment où l’Evêque s’est trouvé je pense à Fonneuve (pour le 15 août ?) …

 

Clovis

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C
Où trouver cette information?<br /> Clovis
Répondre
B
Certaines personnes  ont reproché  à    MONSEIGNEUR   THEAS    d'avoir  protégé   le  curé d'ardus  , un nommé VERINES<br /> alors que celui -ci avait  dénoncé   le   1 mai  1944  à la gendarmerie -  un parachutage (  containers d'armes  +  ravitaillements)   au lieu dit     vignarnaud    --  ayant entraîné  la  mort de trois résistants  et  fait de nombreuses  déportations  .
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